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Taranta, taranto, minera, cartagenera

On appelle taranto tout ce qui provient de la province d’Almeria. On dit qu’il s’agit d’une forme de fandango assimilée par l’Andalousie orientale. Les émigrants d’Almeria la diffusèrent dans des régions voisines, mais son authenticité se conserva toujours à Almeria, Jaén et Murcie. Ce conto sort de la bouche, teint de déchirures et de cris de douleur. Le taranto contient les échos des mines et de l’angoisse vitale des mineurs, plongés dans l’atmosphère que produit la suie du charbon et l’odeur d’un trou de mine, dans l’épaisse noirceur de la galerie, avec pour seule source de lumière une faible lampe à huile. Il se distingue de la taranta par le fait d’obéir à la tendance rythmée de la zambra (fête mauresque). C’est de celle-ci que dérivent les mineras et cartageneras. A la danse, le taranto constitua une grande nouveauté au début des années 50 du siècle dernier, lorsque l’immense bailaora Rosario l’exposa au grand jour. Peu osèrent l’interpréter. Après elle, ce fut au tour de Flora Albaicín et Carmen Rojas au sein du Ballet d’Antonio de le danser. Quelques autres exemples de tarantos inoubliables furent celui de l’infortunée Carmen Mora et celui plus récent de Merche Esmeralda et Cristina Hoyos.