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Seguiriya

Le terme seguidilla, par altération phonétique, se transforme de différentes manières: seguiriya, seguirilla, siguiriya ou siguerilla. La seguiriya est l’un des palos de flamenco les plus anciens de ceux existants et l’un de ceux qui forme, aux côtés de la soleá, la colonne vertébrale du chant flamenco. La seguiriya est considéré comme le chant jondo le plus emblématique, dérivant des tonás primitives et créé principalement entre Cadix et Séville, à Los Puertos, Xérès et dans le quartier de Triana pour ne citer que les plus importants. Il s’agit d’un chant sombre et de caractère tragique qui renferme les valeurs basiques de ce que l’on appelle dorénavant le chant pur et profond. Les paroles de leurs coplas sont tragiques, endolories et reflètent la souffrance des relations humaines, l’amour et la mort. On l’appelle également seguiriya gitane étant donné qu’il s’agit du palo choisi par les gitans pour exprimer leurs tragiques peines. Leurs paroles acharnées dénoncent l’existence calamiteuse du peuple gitan pendant les trois siècles où ils furent rejetés par la société. De plus, il s’agit d’un moment crucial pour le flamenco, étant donné que c’est via la seguiriya que le chant s’associe avec la guitare. En ce qui concerne la danse, après Vicente Escudero, Pilar López utilisa la seguiriya pour accompagner les danses féminines, tout en rajoutant des castagnettes au toque. Un exemple de seguiriya inoubliable est celle chantée par Manolo Caracol et dansée par Pilar López et Luisa Ortega, lors du spectacle Torres de España, qu’ils présentèrent ensemble en 1956.