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D’après Carlos Almendros, nous pouvons considérer la saeta comme des sones provenant des contos sacrés d’origine byzantine et mozarabe, que le peuple associa aux airs de romances ou de tonás. Quelques théoriciens citent Enrique el Mellizo comme créateur de cette prière sous forme de cri, d’autres à Manuel Centeno, ou encore à Antonio Chacón et Manuel Torres. Le premier à avoir dansé sur de la saeta fut le signataire de ce livre, aux côtés de l’illustre danseuse Laura Salinas. La chorégraphie, à partir de la mise en scène de Julio Monegal, fut présentée en 1961 au Théâtre de Barcelone et reçue à juste titre le Prix National de Théâtre cette même année. L’éminente danseuse Pilar López, les acteurs José Bódalo et Mari Carrillo, ainsi que l’auteur de comédies Alfonso Paso furent également récompensés à cette occasion.
Le Martinete doit son nom à l’énorme marteau avec lequel les forgerons modelaient le fer rouge, en le frappant sur l’enclume. Il s’agit de la branche jonda la plus connue étant donné qu’elle a été théâtralisée par les spectacles de flamenco. Et si pendant plus d’un siècle et demie, cette lamentation passa de bouche en bouche, en 1952, le bailaor sévillan Antonio la déplaça à ses pieds, pour ensuite être immortalisé dans le film Duende y misterio del flamenco, de Edgar Neville.
Certains spécialistes du flamenco nous parlent de l’origine obscure de la debla. Antonio Machado y Álvarez, père des poètes Antonio et Manuel Machado, et expert en flamencologie mieux connu sous le nom de Demófilo, nous indique : « Le terme debla est d’origine gitane et signifie déesse ». Pour les connaisseurs, il s’agit d’une variante du martinete, difficile à exécuter, que très peu d’artistes n’osent interpréter. On dit de la debla que c’est une toná remise au goût du jour et popularisée par l’illustre Tomás Pavón. Son enregistrement sur disque, en 1950, lui attira de nombreux ennuis avec son frère Arturo, qui se mit en colère pour lui avoir donné une touche d’alboreá, patrimoine exclusif du monde hermétique des Gitans. En 1969, la bailaora Merche Esmeralda, au tablao flamenco Los Gallos de Séville, offrit une interprétation originale de la debla. La bailaora marquait le rythme du martinete, en frappant les bracelets qu’elle avait aux poignets, terminant la danse par une cabal de seguiriya, sur une mise en scène de Matilde Coral.