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Son chant rappelle les discours des marchands ambulants des villages andalous. Il s’agit d’une variante des alegrías avec toute la saveur de Cadix, bien qu’il semblerait que, depuis le début du XXe siècle, les cantaores lui donnèrent un côté madrilène lorsqu’ils interprétaient leur art dans les cafés-chantants de Madrid. En 1950, la danse sur fond de caracoles figurait déjà au répertoire du Ballet de Pilar López. D’après Pilar López, ce chant était complètement passé aux oubliettes. El Niño de las Marianas, père du guitariste Luis Maravillas, l’enseigna à Ramón de Loja, qui était le cantaor qui faisait partie de la troupe de Pilar López lorsque la danseuse eut la brillante idée de réaliser cette chorégraphie.
Il est dit que le chant par mirabrás se forgea à Sanlúcar de Barrameda. José el Granaíno, également connu sous le nom de José el de Sanlúcar et spécialiste en chants gaditans, revendiqua en être le créateur. L’origine étymologique du terme mirabrás, sur lequel coïncident différents auteurs sans pour autant être unanimes, provient de l’altération de mira Blas ou bien de mira y verás… Ce palo, possédant le même accompagnement et rythme que les alegrías, est un chant qui exige de nombreuses facultés et d’être bien attentif. Il n’est pas profond, mais de la bouche du savant Antonio Chacón, il se convertit en un chant éblouissant incitant à danser. D’autres illustres interprètes de ce palo furent : Paco el Gandul, El Negro de Rota, El Tiznao, et Pericón de Cádiz.
La création de ce rythme est attribuée au cantaor Romero el Tito, un autre remarquable interprète de la fin du XIXe siècle. La romera fut revalorisée au milieu du XXe siècle grâce à Antonio el Chaqueta, Antonio Mairena, María Vargas, El Cholocate, Chano Lobato et El Sordera. Il est probable que ce chant ait reçu le nom d’une cantaora appelée La Romera, femme d’une extrême beauté, énigmatique et ayant connu une vie turbulente comparable à celle de La Peternera qui mourut également de manière tragique.
Il ne fait aucun doute que les alegrías ont été et restent les « airs de Cadix » les plus répandus. Alegría signifie joie, fête, bonheur, diversion; tout conte conforme le bonheur des Gaditans. Si, au début, seules les femmes dansaient les alegrías dans les cafés chantants, elles feraient plus tard partie du répertoire des bailaores : Miracielos, créateur de Las Rosas, El Raspao, El Jorobao de Linares, Antonio el de Bilbao, aux côtés de José Sánchez El Estampío, qui se présentait comme étant le meilleur bailaor d’Espagne d’alegrías. Ceux-ci furent les bailaores les plus remarqués de ce palo, même si ce fut Estampío, en ouvrant son école à Madrid, qui la restructura, créant un modèle que suivirent tous les bailaores et bailaoras de l’époque dorée de la danse.
Cantiñas, comme nous pouvons l’apprécier sur l’arbre généalogique, est le nom générique donné aux chants et aux danses de la riche province de Cadix, tels que les alegrías, romeras, mirabas et caracoles. Il est dit que les cantiñas découlent de la jota qui se chantait et se dansait à Cadix au début du XIXe siècle. De cette jota que les Aragonais nous laissèrent lors de leur mobilisation en Andalousie afin de partir en guerre contre les troupes de Napoléon, naitraient ces airs gaditans, qui, d’après des auteurs experts en la matière, ne commenceraient pas à se développer avant le dernier quart du XIXe siècle. Il est dit que ce fut Enrique el Mellizo qui créa les alegrías, branche qui comme nous le savons tous provient de la soleá.