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De nombreux experts en flamenco n’incluent ni les colombianas ni les vidalitas dans la branche des sons adaptés au flamenco d’importation, considérant qu’elles ne possèdent que très peu de force du flamenco. La Colombiana, du terme colombiana, signifiant originaire de Colombie, est plutôt considérée comme un chant dit de ida y vuelta (d’aller et retour) ou d’influence hispano-américaine, bien que certains ne le réfutent. Cependant, elle ne provient pas de Colombie, mais plutôt d’un chant créé par Pepe Marchena, aux côtés de Hilario Montes, qui se base sur la rumba espagnole. Il s’agit curieusement d’un des chants hispano-américains les plus populaires.
De nombreux experts en flamenco n’incluent ni les colombianas ni les vidalitas dans la branche des sons adaptés au flamenco d’importation, considérant qu’elles ne possèdent que très peu de force du flamenco. La Colombiana, du terme colombiana, signifiant originaire de Colombie, est plutôt considérée comme un chant dit de ida y vuelta (d’aller et retour) ou d’influence hispano-américaine, bien que certains ne le réfutent. Cependant, elle ne provient pas de Colombie, mais plutôt d’un chant créé par Pepe Marchena, aux côtés de Hilario Montes, qui se base sur la rumba espagnole. Il s’agit curieusement d’un des chants hispano-américains les plus populaires.
La vidalita est un style musical, ne pouvant être dansé, caractéristique du folklore argentin et uruguayen. Au sein de ce chant d’origine argentine qu’interprétaient les gauchos accompagnés de leurs guitares, se trouvaient des paroles traitant principalement le sujet de l’amour ainsi que les passions universelles et tourmentées qu’entraîne le désamour. Il semblerait que le terme vidalita dérive de la tendre phrase mi vida (mon amour). La vidalita est apparentée et parfois confondue avec la vidala. En principe, la vidalita est plus lente que la vidala, pendant que ses vers sont souvent affectueux et joyeux, bien qu’accompagnés d’une musique triste. Les vers de la vidalita se caractérisent souvent par l’utilisation du mot vidalita accentué sur la dernière syllabe (vidalitá), dans le but de produire l’effet que le chanteur parle directement à la vidalita. Comme avec les guajiras, Pastora Pavón, La Niña de los Peines, se vit obligée à enregistrer des vidalitas devant la pression insistante de la maison de disque Odeón. A ces airs indiens que Pastora qualifia de chants sans fondement et qui n’arrivaient pas à la hauteur de sa voix, l’immense cantaora leur rajouta son art du flamenco.
La milonga est un autre genre importé par les nombreux rapatriés, colons, artistes et soldats qui rentrèrent en Espagne à la fin du XIXe siècle, évoquant dans leurs chants les terres américaines. Tout comme la vidalita, la milonga est originaire d’Argentine, plus précisément de la région del Plata. Les experts Romualdo Molina et Miguel Espín signalent que la milonga qui s’intégra au flamenco était une version pouvant être dansée, afin de théâtraliser la milonga argentina initiale. La milonga argentina est un genre pouvant être chanté de façon imminente et provient de ce que l’on appelle la payada de contrapunto et, au sein du processus évolutif qui la détermina comme un style musical, passe par le yaraví (chant indien) ainsi que d’autres genres dits tristes. Les paroles se concentrent sur tout ce qui concerne l’amour et ses déceptions. Certains cantaores l’ont adaptée au style des fandangos, d’autres à celui des bulerías et de la rumba. Son art du flamenco se trouve dans le charme que lui donnent leurs interprètes.
En Espagne, la guajira commença à devenir populaire vers la fin du XVIIIe siècle. Il est à souligner la forte influence de la culture musicale canarienne, surtout à travers l’utilisation de la guitare et du triple, sur la musique guajira. Ces chants de ida y vuelta (d’aller et retour) furent importés par nos ancêtres d’Amérique Latine, plus précisément de Cuba, où les paysans à la peau blanche recevaient le nom de guajiros. C’est pour cela que l’on appelle de manière générale la musique guajira ou la musique des guajiros, celle surgie et interprétée dans leurs zones rurales et qui se fusionnèrent avec nos sons de flamenco. Elle connut sa période de gloire pendant les années 20 et 30 du siècle dernier. Ainsi, en tant que genre musical, la guajira fait partie de la musique paysanne et conserve des ressemblances avec la musique créole et le punto cubano, bien qu’il existe quelques différences. Ils traitent tous en général de la vie rurale et d’histoires d’amour. Dans la guajira, il y a une alternance entre les rythmes en 3/4 et ceux en 6/8. Sa première partie est en mode mineur alors que la deuxième est en mode majeur. Elle se termine toujours…
Retranscrire toutes les références et plaidoiries au berceau de cet amusant garrotín, dont on dit que la fonction première est d’accompagner la danse, représenterait une tâche interminable. Que ce chant provienne d’Asturies, de Catalogne ou d’Andalousie, on peut se féliciter de le voir s’être fait une place dans le monde du flamenco bien que, tout comme la rumba, il ne s’agisse que d’un chant et d’une danse d’une importance moindre. Notre cher Carlos Almendros, qui l’inclut dans son arbre généalogique comme une autre petite branche appartenant aux chants d’importation indique : « Le garrotín est un chant et une danse d’origine asturienne. Son adaptation au flamenco eut lieu à la fin du XIXe siècle. Pastora Pavón, La Niña de los Peines, lui donna son caractère définitif, avec le son et la durée qu’il possède dorénavant. Antonio Mairena lui apporta une nette touche de flamenco. Ils sont nombreux à s’attribuer la création de sa danse. Dans les années 1910, on parlait d’un danseur comique, dénommé Lázaro el Negro, qui accentuait les pas et gestes caractéristiques de cette danse d’une telle manière qu’il la convertissait en parodie. Une autre artiste qui le dansait et l’interprétait sous forme de cantiñas fut Dora la Gitana, une…
L’Andalousie, réceptive à tout ce qui touche à l’art, s’enrichit encore plus grâce aux airs qu’importèrent les Galiciens au début du XXe siècle, que les Andalous appellent farrucos. On dit que ce fut le cantaor originaire de Xérès, Manuel Lobato, El Lolo, le premier à avoir intégré l’art du flamenco dans ces rythmes de Galice, représentant un chant qui fut laissé de côté auparavant mais qui fort heureusement fut rétabli par la suite. Ce chant, tout comme les campanilleros, fut celui avec lequel Manuel Torres reçut le plus de succès dans les cafés chantants de Séville. La suprématie de cette danse est attribuée de droit à Faíco qui, aux côtés du guitariste Ramón Montoya, jouit d’une grande popularité. Deux autres grands farruqueros furent Joaquín et l’artiste originaire de Xérès, Ramírez, bien que ce ne fusse Antonio Escudero, El Gato, qui lui transmit sa forte personnalité, obtenant ainsi un plus grand succès.